Gilles de Gouberville

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Aspects de la statuaire religieuse en Cotentin

« Les conférences d’histoire locale du Pays d’art et d’histoire »

 Jeudi 3 avril 2014

 Aspects de la statuaire religieuse en Cotentin
au temps de Gilles de Gouberville

Dans le cadre du cycle des conférences d’histoire locales, consacré cette année à Gilles de Gouberville et au Cotentin de la Renaissance, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, ce jeudi 3 avril, une intervention intitulée « Aspects de la statuaire religieuse en Cotentin au temps de Gilles de Gouberville ».

Peu enclin à l’expression de ses émotions et de ses sentiments artistiques, Gilles de Gouberville demeure, dans son célèbre Journal de raison, pratiquement muet en ce qui concerne l’art de son temps. Grâce en particulier à l’abondante statuaire de nos églises, il reste possible cependant de se faire une certaine idée de la culture visuelle des hommes de son époque et des évolutions propres à la sculpture de la Renaissance. Au-delà des seules questions esthétiques ou stylistiques, Gouberville apparaît en ce sens comme l’héritier d’une longue tradition religieuse, marquée par le culte des saints et le recours abondant aux images de dévotion, parfois jugée miraculeuses et destinées à servir de supports à l’intercession divine. A cette tradition ancienne, le Moyen-âge tardif avait ajouté une inclinaison nouvelle, davantage orientée vers l’expression douloureuse et mystique de la souffrance du Christ, comme l’attestent en particulier les nombreuses figurations de la Mise au Tombeau ou de l’Ecce Homo encore conservées dans nos églises. Mais le siècle de Gilles de Gouberville fut aussi marqué, comme on le sait, par l’avènement du protestantisme, des guerres de Religion et de l’iconoclasme Huguenot. Témoin direct de la destruction des statues de la cathédrale de Bayeux, le seigneur du Mesnil-au-Val fut aussi informé des saccages commis à Valognes, Coutances, Carentan et dans beaucoup d’autres localités voisines. En ce sens, l’étude de la statuaire religieuse du Cotentin au temps de Gilles de Gouberville nous conduira naturellement à nous interroger sur l’étendue du phénomène iconoclaste, en proposant l’ébauche d’une histoire, voire d’une archéologie, des destructions commises dans notre région par les partisans de la Réforme. A la suite, nous nous efforcerons aussi d’évoquer quelle fut la réponse artistique proposée par les autorités Catholiques, promoteurs de nouveaux thèmes et de nouvelles dévotions, qui, en exigeant désormais des images une plus grande décence, en parvinrent à leur tour à détruire de nombreuses statues médiévales, jugées indignes du culte religieux.

 

Jeudi 27 mars 2014
« Le bois de construction et sa mise en œuvre d’après  le Journal de Gilles de Gouberville »

Dans le cadre du cycle des conférences d’histoire locales consacré cette année à Gilles de Gouberville et au Cotentin de la Renaissance, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, ce jeudi 27 mars, une intervention intitulée « Le bois de construction et sa mise en oeuvre d’après le Journal de Gilles de Gouberville ».

En tant que seigneur du Mesnil-au-Val, Gilles de Gouberville (1521-1578) nous renseigne abondamment sur l’administration de son domaine et l’entretien des bâtiments du manoir, en particulier de ses charpentes et de ses huisseries. Lieutenant des eaux et forêts de la vicomté de Valognes, il intervient également pour la coupe et la livraison des bois destinés aux œuvres du roi. Cette mission de police des forets le conduit parfois à superviser aussi les autorisations de coupes destinées à d’autres ayant-droits, seigneurs et communautés religieuses principalement, telles par exemple que l’abbaye de Montebourg ou les Cordeliers de Valognes. En d’autres circonstances on le verra encore rechercher avec soin, parmi ses haies bocagères, les « bois tords » les mieux adaptés pour fournir des pièces de moulin ou des éléments de charpente navale destinés à certains capitaines armateurs de ses relations. Comme en bien d’autres domaines déjà évoqués précédemment, le Journal de Gilles de Gouberville s’avère ainsi une mine inépuisable d’information sur l’exploitation du bois de construction et sa mise en œuvre dans le Cotentin de la Renaissance.

« Les carrières de pierre du Cotentin et leur exploitation

d’après le Journal de Gilles de Gouberville »

Dans le cadre du cycle des conférences d’histoire locales consacré cette année à Gilles de Gouberville et au Cotentin de la Renaissance, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, ce jeudi 27 février, une intervention intitulée « Les carrière de pierre du Cotentin et leur exploitation d’après le Journal de Gilles de Gouberville ».

Le journal de raison écrit au milieu du XVIe siècle par le seigneur du Mesnil-au-Val contient un grand nombre d’informations sur l’art et bâtir et l’organisation des chantiers de construction dans le Cotentin de la Renaissance. L’un des intérêts de ce document est en particulier de nous révéler l’existence d’une multitude de centres carriers, plus ou moins importants et spécialisés dans divers domaines de production. Tandis que le gros œuvre des maçonneries était surtout constitué de matériaux extraits de petits gisements situés à proximité immédiate des chantiers, la pierre de taille utilisée en maçonnerie provenait d’exploitations plus distantes. Gilles Gouberville se fournissait principalement à Yvetot-Bocage, où plusieurs entreprises produisaient aussi bien de la chaux et du « carreau » que des éléments architecturaux préfabriqués, tels que portes, fenêtres ou manteaux de cheminées. D’autres carrières, tantôt forestières ou littorales, lui prodiguaient dans le même temps de la lause, le célèbre schiste bleu du Cotentin, que l’on utilisait pour couvrir les maisons. Son témoignage nous apporte ainsi d’intéressantes précisions sur la géographie et le fonctionnement de ces entreprises familiales, alors actives et prospères, qui ont fait l’âge d’or de la Renaissance en Cotentin.

Rendez-vous à 18h30 salle Paul Eluard de l’hôtel-Dieu (sans réservation préalable). Les tarifs proposés sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes sans emploi ou sans un sou en poche, et les membres adhérents du Comité Gilles de Gouberville (sur présentation de la carte de membre). 

La troisième intervention du cycle de conférences consacrée à Gilles de Gouberville et l’art de la Renaissance en Cotentin, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin a  proposé, le jeudi 23 janvier, une intervention intitulée « Vivre au manoir au temps de la Renaissance, l’exemple de Gilles de Gouberville ».

Au fil des pages de son journal de raison rédigé entre 1549 et 1562, Gilles de Gouberville a consigné de nombreuses précisions sur son environnement, sur sa propre vie quotidienne et celle ses contemporains. Il nous offre ainsi le privilège de pouvoir l’accompagner parmi les bâtiments de son exploitation agricole et à travers les différentes pièces de son logis seigneurial du Mesnil-au-Val. Explicitant ainsi quelle était l’organisation d’un manoir de la Renaissance, il nous renseigne non seulement sur les fonctions de l’édifice, son architecture et les détails de sa construction, mais aussi sur son ameublement, sur les nombreuses personnes qui y résident, sur les activités et distractions que l’on y pratique, en bref sur tout ce qui fait l’art de vivre au manoir en Cotentin au temps de la Renaissance.

Rendez-vous à 18h30 salle Paul Eluard de l’hôtel-Dieu (sans réservation préalable). Les tarifs proposés sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes sans emploi ou sans un sou en poche, et les membres adhérents du Comité Gilles de Gouberville (sur présentation de la carte de membre).

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (en semaines)

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

Les Dames d’Estouteville 21 novembre 2013

Possession de la famille d’Estouteville, l’une des plus illustres et des plus fortunées de l’aristocratie normande, Bricquebec fut à la Renaissance le lieu d’une cour brillante et raffinée. Jean d’Estouteville, qui épousa en 1509 sa cousine Jacqueline, l’héritière de l’antique baronnie, avait été élevé au château de Moulins, le premier chantier français véritablement influencé par le classicisme italien. Il participa aux expéditions ultramontaines de Charles VIII et fréquentait assidûment le palais de Blois, célèbre alors pour ses vastes jardins. Après la mort de  son époux , survenu en 1517, Jacqueline d’Estouteville continue de résider de temps en temps à Bricquebec, où elle reçoit, en avril 1532, la visite de François 1er, lors de son voyage en Normandie. Sa fille Adrienne devint par la suite dame de compagnie de Catherine de  Médicis  et figurait aux premières places lors des cérémonies du sacre et de l’entrée de la reine à Paris, en juin 1549. Durant les années suivantes, les séjours effectués par « Madame » en Cotentin sont documentés par le Journal de Gilles de Gouberville (1549-1562),qui nous offre un aperçu des réjouissantes distractions qui s’y tenaient alors. Lieu de résidence de ces dames de haut lignage, Bricquebec était aussi au XVIe siècle le centre de plusieurs juridictions seigneuriales, administrées par des officiers en pleine ascension sociale. Ceux-ci devinrent bientôt,à leur tour, des bâtisseurs de manoirs, friands des italianismes qui caractérisent, dans notre pays, l’architecture la Renaissance.

« Gilles de Gouberville et l’art de la Renaissance en Cotentin »

Cette conférence s’inscrit dans le  nouveau cycle  2013-2014 des conférences d’histoire locale du Pays d’art et d’histoire sera consacré au Cotentin de la Renaissance, que nous souhaitons découvrir en compagnie de Gilles de Gouberville, seigneur du Mesnil-au-Val et officier du roi à Valognes, dont le célèbre « journal » ou livre de raison couvre les années 1549 à 1562. Il s’agira d’aborder le très riche patrimoine des églises,châteaux, manoirs, ou simples demeures de ce temps, dans l’éclairage de ce passionnant document.

Autant que nos trésors d’architecture, ce sont les hommes qui les ont fait bâtir et qui ont participé à leur construction que nous pourrons ainsi rencontrer et essayer de faire revivre au fil de notre itinéraire.


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