Gilles de Gouberville

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Aux archives départementales de la Manche

La collection Gilles de Gouberville des archives départementales de la Manche

Ce fonds, qui forme la sous-série-19 J des archives départementales de la Manche, regroupe les documents originaux relatifs à Gilles de Gouberville et à son entourage ayant fait l’objet d’un don ou d’un achat en vente publique ainsi que la documentation réunie par le service.

Gilles Picot, seigneur de Gouberville et du Mesnil-au-Val, fait partie des personnages les plus célèbres du département. Sa vie embrasse le règne de cinq rois de la dynastie des Valois. Mais ce n’est pas à son implication dans les grandes affaires du royaume qu’il doit sa célébrité posthume. L’intérêt de ses notes journalières réside dans la description méticuleuse de sa vie quotidienne. Son Journal permet ainsi d’étudier différents aspects de la société d’Ancien Régime comme les travaux des champs, les sociabilités villageoises ou les mentalités rurales dans le Cotentin du XVI e siècle.

Depuis sa publication à la fin du XIX e siècle, le Journal de Gilles de Gouberville n’a cessé de faire l’objet d’études de la part des historiens, qui considèrent cette ouvre comme le plus complet des « livres de raison ».

Les documents de la collection des archives départementales de la Manche constituent un complément indispensable au Journal pour tous les chercheurs et amateurs de Gilles de Gouberville. Bien des éléments de sa vie resteraient méconnus et inaccessibles sans ces documents : sans les papiers privés ; il serait par exemple difficile d’identifier les liens qui unissent Gilles de Gouberville aux autres membres de sa famille (1). Des documents comme les testaments ou les lettres échangées avec les membres de sa famille permettent de mieux saisir la personnalité de ce gentilhomme normand qui ne se dévoile que très peu dans ses notes journalières. Autre exemple : les lettres envoyées à Guyon Le Long, chargé de la gestion d’une partie de ses héritages à Russy, fournissent des informations importantes sur la manière dont Gilles gérait son domaine et sur ses relations avec ses serviteurs.
Tous les documents originaux, à l’exception des deux copies manuscrites du
Journal de Gilles de Gouberville (celle de l’abbé Tollemer, donné aux archives départementales par François de Beaurepaire et celle de Léopold Delisle), ont été acquis lors de la vente publique de Cherbourg du 6 octobre 2003 (2). Une partie d’entre eux correspond aux documents trouvés dans le chartrier de Saint-Pierre-Eglise et utilisés par le comte de Blangy (3) à la fin du XIX e siècle, pour la rédaction de ses études sur Gilles de Gouberville ; leur trace avait été perdue par la suite (4). Ils couvrent la période 1545-1579. L’autre partie est formée de différents manuscrits et notes du comte de Blangy.

La collection des archives départementales se divise en deux parties :
– les documents originaux, au sein desquels on distingue les archives produites par la famille Picot de Gouberville au XVI e siècle, des copies manuscrites du
Journal et des études du XIX e siècle ;
– la documentation relative à Gilles de Gouberville et à son
Journal , à laquelle on a joint la correspondance et les notes de M. Nédélec, ancien directeur des archives départementales de la Manche, ayant trait au Journal .
Cette collection est amenée à s’enrichir dans les années à venir.

Ségolène Garçon
Dans
Répertoire méthodique de la collection Gilles de Gouberville .- Saint-Lô : archives départementales de la Manche , 2004.

Archives départementales de la Manche
103 rue Maréchal Juin – BP 540 – 50010 Saint-Lô cedex
Tél : 02 33 75 10 10 – Fax : 02 33 74 10 11 – Courriel : archives@cg50.fr
http://archives.manche.fr/

——————
(1) Yves NEDELEC, « Notule bibliographique su Gilles de Gouberville et son « 
Journal » (1549-1563) dans Le Journal de Gilles de Gouberville .- Bricqueboscq : les Editions des Champs, 1994. -t.IV, p.328
(2) Les documents mis en vente proviendraient des descendants de la famille Toustain-Richebourg à laquelle était passée une partie du chartrier de la famille de Blangy.
(3) Comte Auguste de Blangy (1833-1918), chef d’escadron de cavalerie, officier de la Légion d’Honneur, maire de Juvigny. Il fut en 1895, après Eugène Robillard de Beaurepaire (1894), l’un des éditeurs du
Journal au XIX e siècle.
(4) Yves NEDELEC, Notule bibliographique (.)
op. cit ., p.415-450.


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